Philo et ses kodomo a Tokyo

24 septembre 2008

Omedeto otanjobi gozaimasu

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GO SAÏ ! GO SAÏ!
5 ANS ! 5 ANS !

Le petit monsieur a 5 ans...
Il y a 5 ans arrivait, a Paris, le petit garçon qui transformait le jeune couple en famille, en parents...
Petit garçon attendu l'été de la canicule, patiemment attendu, arrive plusieurs jours après terme.

Sa maman voyait la Tour Eiffel scintillait le soir de son lit d'hôpital, aujourd'hui elle a vu scintiller ses yeux de grand garçon fier de grandir...
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L'equinoxe d'automne

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Hier, ici, c'était férié.
L'équinoxe d'automne.
Les japonais accordent beaucoup d'importance aux saisons, aux occasions de marquer les moments différents de l'année.
Mais l'automne, pour nous, cela voulait aussi dire vent un peu plus frais, feuilles qui tombent et promenades en foret.
Pour le petit monsieur ce matin, changer le dessin de son calendrier et remplacer l'été par l'automne ne semblait pas être une évidence...
Il faut reconnaître que les 29 degrés de l'air ce midi a la sortie de l'ecole ne rendait l'atmosphère très automnal et l'odeur des feuilles mortes, des châtaignes et du thé aux épices a la tombée de la nuit n'est pas pour tout de suite.

Gaspard s'est alors souvenu que ce n'était pas la première fois que les saisons lui jouaient un vilain tour.
Cet été, il n'y a pas eu, pour nous, de retour en France mais un voyage en Australie, en plein hiver...
Hiver austral bien sur, alors pas de neige, mais la nuit qui tombe tôt et un petit air frais le matin, bien appréciable lorsque l'on a fui le Japon et sa chaleur humide, des le lever du soleil a 4 heures du matin au mois d'août...
Mais "alors, Maman, les gens d'Australie, il font Noël sous le soleil..."
Perplexe, Gaspard a profite de la fraîcheur toute relative de cet "autre hiver", diffèrent du notre.
Et il est vrai que cela nous fait du bien, encore aujourd'hui, de penser a ses soirées pendant lesquelles un pull est indispensable, aux lits tout frais et aux gros pyjamas qui réchauffent les jambes....

Alors, on attend l'arrivée de l'automne, pas juste la date, mais le vrai, les feuilles rouges et les splendides paysages japonais....

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17 septembre 2008

L'altitude

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Au fait, j'oubliais....
le cratère, le sommet, tout en haut, c'est a 3776 mètres.

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16 septembre 2008

Grimper tout en haut

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R0011503L'année dernière, déjà, cette ascension était prévue.
Quelques filles, quelques copines, plus ou moins préparées, plus ou moins motivées, mais ensemble, décidées a monter tout en haut du Mont Fuji.
Et puis, finalement, une baisse de motivation pour l'une, un genou qui flanche pour l'autre, pas mal de fatigue accumulée chez chacune depuis les retours de France, les décalages horaires, les réveils des bébés la nuit,.....

Je m'étais faite a l'idée que ce n'était pas si important cette ascension, "on ne peut pas toujours tout faire", et puis l'homme de la maison l'avait fait, lui, il y a deux ans, avant la naissance de la minuscule dame alors on avait les photos, les récits, les anecdotes.
C'était presque suffisant.
Ces moments la parfois, c'est tout aussi réjouissant de les vivre par procuration, on a l'impression d'avoir été la, de l'avoir un peu vécu mais les efforts et l'épuisement en moins.

Alors, quand, dans le petit parc devant l'École du petit monsieur, un petit groupe s'est mis a parler d'une ascension très proche, je ne sais plus par quel concours de circonstances, je me suis retrouvée en quelques minutes comme projetée dans leur projet et déjà convaincue de les accompagner avant même d'y avoir réfléchi.
Parce que c'est comme porter, au moins une fois, un vrai kimono, manger des beignets au haricot rouge ou des nouilles japonaises au petit déjeuner, ou encore s'endormir en quelques minutes dans le métro, je ne pouvais pas quitter le Japon sans l'avoir fait.
Une semaine, il me restait moins d'une semaine pour me préparer, vérifier l'équipement, se reposer un peu et se préparer psychologiquement, le mal des montagnes me faisait tout de même un peu peur.
Et puis après une semaine comme les autres, la journée du vendredi avait un goût particulier, parcourue de long en large par une petite boule a l'estomac, de celle que l'on a avant les examens importants, les rendez-vous déterminants...

Équipés, après une bonne heure et demie de voiture pour rejoindre la station 5, une petite heure pour s'acclimater au 2305 mètres d'altitude de cette même station, nous avons démarrés, lampe frontale bien fixée, bâton a la main et ravitaillement dans le sac a dos.
Commencèrent 5 heures de marche jusqu'à la 8ème station, celle de notre refuge.
Nous y dormirons finalement qu'une petite heure pour être surs de voir le lever du soleil du haut du mont : finalement a 5 heures du matin, nous n'étions pas tout a fait en haut mais heureux de découvrir la couleur du sol, foule la nuit sans savoir...
Rouge, noir, peu importait, il nous restait 1 heure et demie avant le sommet et nous n'avions pas fait tout ça pour manquer de courage dans le dernière montée.
Dormir un peu sur les bancs en bois en attendant les autres, ne pas être dérangée par grand monde en ce dernier week-end d'ouverture des refuges qui marque la fin de la saison, regarder le cratère, seule, absolument seule pour se préparer a la descente...

Se dire que forcement, même si les articulations vont beaucoup souffrir, ce sera maintenant beaucoup plus facile...
Se laisser porter par la descente, se laisser porter, parfois déraper, par les cailloux mais prendre le temps de regarder la couleur des fleurs, la forme des pierres volcaniques, en oublier toutes les longues heures de la veille et être pressée de le raconter, de lui dire, a lui, qu'on a réussi, sans avoir mal, sans craquer, sans râler, et même lui avouer que la marche de nuit a été une révélation, un vrai plaisir.

Puis un peu perdue dans ses pensées, se rendre compte qu'on est perdue tout court, qu'on s'est trompée de chemin, de descente et qu'il va falloir trouver une solution.
La solution la plus simple est la plus raisonnable restera de descendre par ce mauvais chemin jusqu'au bout et d'aviser en bas.
Mais en bas, c'est vraiment en bas, beaucoup plus bas que l'endroit de départ, et puis de l'autre cote surtout, a une heure et demie de voiture...
Impossible de remonter, difficile de faire le tour dans un pays qui n'est pas le notre, inconcevable d'attendre plus de trois heures le prochain bus et la, pour la première fois, se dire que ça y est, on est vraiment perdue, loin des autres, loin des siens, qu'il va peut-être falloir appeler Tokyo et leur dire qu'on rentrera plus tard, clame et sereine, peut-être....
Puis finalement, aidée par le garde chasse qui essaie de trouver une solution pour nous rassurer, croiser le regard d'un jeune couple, ému par notre petit sourire, embue un peu de larmes, il faut bien le dire....
Ne pas savoir comment les remercier de bien vouloir accepter de nous ramener au bord du lac, ou les autres pourront venir nous chercher, mais accepter tout de suite, sans perdre de temps.R0011520
Reste alors l'attente de ceux qui ne se sont pas trompe, pas encore tout a fait descendus, sans localiser vraiment les endroits qui font un peu mal, sans trop comprendre l'heure qu'il est, sans même se demander si on faim ou pas alors que le dernier vrai repas remonte a...on ne sait plus.

Dormir dans la voiture, un peu, et se retrouver a Tokyo, heureuse de les retrouver, le petit monsieur et la minuscule dame, restes avec leur papa depuis le veille, avoir l'impression de les avoir quittes tous les trois des jours et des jours et avoir plein de choses a raconter comme après les colos quand on était enfant, sans savoir par quoi commencer.R0011528
Enfin, finalement si, laissant la modestie de cote, commencer par dire qu'on est super fière, que ce n'était pas si dur et qu'on ne pouvait pas partir sans l'avoir fait.
Si, aujourd'hui, les jambes sont encore un peu lourdes et que les escaliers ont été, ce week-end, durs a descendre, se dire et de redire que cela aurait été dommage de ne pas vivre une telle aventure...

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21 août 2008

Totemo atsui desu*

* Il fait très chaud
L1002876Cela devait être le titre du message que je voulais poster avant notre départ en vacances, en Australie.
Mia le dernier matin, les bagages partis vers l'aéroport par le service de Takyubin, la minuscule dame a la crèche pour sa dernière journée et le petit monsieur avec son papa a l'aquarium d'Ikebukuro, j'étais au calme mais sans ordinateur...
Il était déjà range, bien range et protégé, prêt a partir lui aussi en vacances.
Vacances que l'on racontera un peu plus tard parce qu'il faut trier les photos et parce que c'est toujours mieux de raconter un peu pus tard, "a froid"....

Puis raconter plus tard parce qu'a peine arrives, une autre actualité prenait le dessus et tenait le petit monsieur en haleine.
Après 10 heures de vol et encore un moment, qui parait alors atrocement long dans l'aéroport, le bus puis le taxi, nous avons retrouve notre appartement tard dans la soirée et seule la nuit qui s'annonçait séparait le petit monsieur de l'arrivée de son oncle, Barth...
Même si prévenus par la France, nous savions que le vol allait atterrir en retard, la journée du samedi s'est déroulée avec lui, fraîchement arrive peu avant 10 heures du matin a l'aéroport de Narita.
Si le petit monsieur était très excité de la retrouver et avait plein de choses a lui raconter, la minuscule dame est longtemps restée très méfiante, un peu effrayée par ce grand inconnu avec lequel les autres membres de la famille avait tout de même l'air très a l'aise.

Bien sur, ce n'est pas la première fois que des gens viennent nous rendre visite et s'installent dans l'univers de cette demoiselle : il y avait eu Monsieur et Madame L, puis Maminou.
cette fois ci, je tenterai de raconter, de donner des nouvelles de ce grand gaillard venu seul en visite chez sa soeur.
Déjà 5 jours qu'il est arrive et que nous avons vadrouille dans Tokyo : les magasins de sport de JimbochoJimbocho, les rues et magasins branches d'Harajukud'Harajuku, le parc pour enfants tout près de la maison par que Gaspard veut, avant tout, profiter de lui au travers d'habitudes aussi quotidiennes que possible, mais aussi la grande piscine de Shiba koen et les japonais "fashion a fond", jusqu'au maillot de bain trop petit, qui l'air d'être la nouvelle tendance tokyoitetokyoite...., la Tokyo Tower et bien d'autres choses.

Tout ça sous la chaleur du mois d'août, parce que le titre de ce post est autant d'actualité en ce moment qu'avant notre départ en vacances.
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28 juillet 2008

Chacun ses lampions...

... et chacun sa fête.
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Ici aussi, le week-end du 14 juillet était un week-end de fête.
Des moments comme on les aime ici : une fête japonaise, le "natsu matsuri " (fête d'été) de la crèche de la minuscule dame, de la musique française le lendemain a l'Institut français, puis la "fête des lampions" dans le sanctuaire du YasukuniYasukuni, le "mitama matsuri".

Toute la famille était prête, plus tôt que d'habitude ce samedi : pas question de traîner, c'est la fête de la crèche. Quelques semaines auparavant, c'était la fête de l'École du petit monsieur et ,malgré la chaleur, nous avions déjà passe de bons moments en famille et entre amis, a déambuler dans les stands de chaque e après avoir regarde, très émus, le premier spectacle d'école. Mais c'était la fin du séjour de Maminou au Japon et un petit vent de mélancolie soufflait sur Fujimi....
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Cette fois ci, la première intéressée n'avait pas bien conscience de l'évènement de la journée, alors pourtant que son grand frère lui répétait, et répétait plusieurs fois par jour, depuis plusieurs jours....
La aussi, des stands, la pèche a la ligne, un chamboule-tout, un stand photo, des masques et même des pop-corn. Les stands portaient des noms japonais et Anpanman remplaçait les figurines plus occidentales mais surtout, en guise de spectacle, les enfants portaient leur "mikoshi", sorte de petit temple traditionnellement porte et "jeté" sur les épaules de plusieurs hommes pendant les fêtes d'été et qui laisse, les premières fois en tout cas, de véritables traces.
La minuscule dame a donc tire son mikoshi, consciencieusement fabrique la semaine qui précédait avec ses camarades japonais.

Le lendemain, point de mikoshi ni de danses et chants traditionnels mais de la musique française, du fromage, du vin, des crêpes et autres plaisirs "français", en présence de français n'ayant pas encore répondu a l'appel des vacances en famille au bord de l'atlantique ou de la méditerranée.
Cette fête ci, c'était surtout celle des parents, un petit goût de Paris, cette fois ci, sur IidabashiIidabashi...

Puis, il ne restait plus qu'a attendre de pouvoir aller se promener le long du Yasukuni, le lendemain, peut-être même le surlendemain, cette fête dure trois jours...
Mais il faudra y aller le soir, parce que c'est vraiment plus joli, ou juste avant le nuit, pour voir "tout se transformer"... Le "mitama matsuri", c'est la "fête des âmes", le seul moment de l'année pendant lequel l'âme des ancêtres est présente sur terre, pour faire la fête...
Des tambours, des danses traditionnelles, d'élégantes japonaises en yukata (kimono d'été), des pommes d'amour, des pèches a la ligne, et du monde, du bruit,....
Mais surtout des lampions partout, allumes, magnifiques : nous les avions vu, ces messieurs équilibristes, accrocher les lampions, même les plus haut, toute la semaine qui précédait alors on l'avait attend ce moment, le moment ou la lumière prendra possession de tous ces lampions. Ce fut un moment comme on les aime bien ici : un savant mélange entre des plaisirs et des saveurs françaises, qui adoucissent parfois l'éloignement ,mêlés a des découvertes japonaises,des odeurs et des couleurs qui nous manqueront après, quand "ici" de viendra "là-bas" et qu'on racontera notre vie au Japon en se disant "avant, a Tokyo". L1002945
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17 mai 2008

Kampai

L1002448Il était une fois une petite fille qui croyait que les jours d'anniversaire étaient des jours exceptionnels, qui pensait que les gens qui la croisaient dans la rue lui souriaient parce qu'il "savait".
Elle a même cru, longtemps, ce joyeux farceur qui lui disait , tous les ans, que c'était "écrit dans le journal".
Elle a continue a penser, adulte, que c'était "son jour", qu'elle pouvait décider de presque tout, du menu comme de son emploi du temps.
Alors, bien sur, en grandissant, elle a parfois eu de mauvaises surprises : des contrôles de maths difficiles, des notes pas assez bonnes rendues ce jour la, des dossiers plus délicats que les autres quand elle a commence a travailler et elle a, petit a petit, appris a vivre avec l'idée que le ce jour était pour des millions de gens un jour comme les autres, qu'il pouvait pleuvoir et que le 15 mai pouvait même être un jour morose ou d'une banalité affligeante.

Son premier anniversaire au Japon, a peine trois semaines après avoir quitte Paris, son téléphone n'a pas beaucoup sonne et la famille et les amis étaient trop loin pour une petite coupe de champagne.
Elle s'est sentie bien ridicule avec ses manies de petites filles et a passe une jolie journée, a découvrir la capitale japonaise, une jolie journée "comme les autres".

Alors, cette année, quand son téléphone n'a pas arrêté de sonner, quand les messages, nombreux, se sont accumules sur son ordinateur, certains messages surréalistes de gens qu'elle ne connaît parfois même pas, lorsqu'elle a vu que même certains a qui il arrivait d'oublier, ont brave leur ignorance de l'outil informatique pour un petit mot rapide, elle s'est apprêté a passer une vraie journée de petite fille.
Parce que son mari, qui d'ordinaire n'aime pas les fêtes et les anniversaires, était en congé ce jeudi pour se promener en amoureux et flâner dans Tokyo sous le soleil, de retour après une bonne semaine de pluie et de froid.
Cette année, ils ont même bu du champagne, cette bouteille achetée par le petit monsieur, très très fier de faire cette surprise, accompagne de son papa.
Et quand elle a vu les yeux du petit garçon briller en goûtant le précieux breuvage, elle a pense aux premières oreilles percées de cette petite fille qu'elle était, a sa perle de Tahiti offerte par sa grande soeur et a son maillot de rugby avec son âge patiemment cousu dans le dos et a tant d'autres cadeaux que l'on n'oublie pas.
Elle espère que pour lui aussi le jour de son anniversaire sera un jour exceptionnel et qu'il croira, comme elle qu'un jour par an, rien de désagréable ne peut arriver.
Elle lui dira même certainement que son anniversaire et "écrit dans le journal" parce que cela ne "mange pas de pain" et ça marche tellement bien....

Merci a toutes et a tous pour vos petits messages et a votre sante...
Kampai, en japonais...

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16 mai 2008

Ces jours feries de mai

L1002236L1002242La "golden week", au début du mois de mai, dont les japonais parlent tout le reste de l'année et que les français pourrait traduire par "semaine dorée".
Dorée parce que remplie de jours fériés : l'anniversaire de la constitution, la fête des enfants, la journée de l'écologie et une journée "sans nom" offerte il y a plusieurs décennies pour lier deux des précitées et créer une vraie semaine fériée, une sorte de "pont a la japonaise".
Les autres années, nous étions restes a Tokyo et avions profite de la capitale, vidée d'une partie importante de ses habitants mia cette année, c'était décide, on visiterait un endroit du Japon, comme beaucoup de japonais....
Ce fut Nara, ancienne capitale japonaise au 8 ème siècle, qui abrite des temples parfois vieux de mille ans et encore debout et le plus grande statue en bronze au monde. Deux heures de Shinkansen, une heure de train de banlieue et quelques minutes a pied pour aller se promener dans le plus grand parc urbain du Japon, a la rencontre des daims qui occupaient le Japon avant les japonais et qui sont considérés comme des messagers divins par le shintoïsme.
Le plaisir pour le petit monsieur d'acheter des 'shika sembei", des biscuits pour daims et penser au guide dans lesquels on a lu qu'ils étaient souvent "mâchonnés par des étrangers les prenant pour des spécialités locales", puis les donner aux daims qui, a l'heure du goûter, n'ont plus faim du tout.
Le lendemain matin, les daims, alors affames, n'en ont fait qu'une bouchée et Leonie y aurait bien goûté, curieuse de découvrir toutes les spécialités locales, même si elles sont pour les daims, pendant que son frère préférait grignoter une mini pomme d'amour...
Puis ce fut Ise, dans la péninsule de Shima : Toba, son aquarium et sa station balnéaire, l'île de Mikimoto, consacrée a la culture des perles mais que la pluie nous a empêchée de visiter, le "rocher des maries" censés représenter les dieux primordiaux du Japon et réunis par une corde tresse changée trois fois dans l'année.

L1002378L1002423Un vrai voyage japonais, un vrai voyage de "golden week", des nuits dans un ryokan, auberge traditionnelle japonaise, dont les chambres ne sont isolées que par une mince cloison, ne disposent pas de toilettes ni de salle de bains privative mais dont le bâtiment date de 1850 et qui dispose d'un des seuls authentiques jardins japonais de la ville. Si joli que lorsque Gaspard a du preparer son cahier pour raconter ses vacances a l'école, il fallait des photos pour parler des daims mais aussi de la maison, "mais si, tu sais bien, quand on a dormi chez les dames"

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11 mars 2008

Benoite et Tamiko

L1001453Ce blog devait exister avec plusieurs billets par semaine, et puis...
Il devait traiter essentiellement du japon, mais... Seulement un petit peu de enfants et de nous, alors...
Mais, avant tout, il serait un lien entre la France et le Japon, notre France et notre Japon, et pour ça...
Parce que le Japon, ce n'est pas vraiment notre pays mais c'est "chez vous", c'est 36 mois sur plus de 50 de la vie du petit monsieur et toute celle de la minuscule dame...
Alors, justement, quand la minuscule dame est née, il était entendu qu'elle "porterait" un deuxième prénom japonais.
La question s'était posée pour le petit monsieur parce que son papa n'a qu'un prénom et trouvait que c'était très bien comme ça.
et puis, quelques tracas administratifs qui aurait pu être évités avec un état civil plus fourni et l'entêtement de la maman du bébé on eu raison de cette décision.
Il faut dire que la maman en question en a 3, des prénoms, et elle a toujours trouve le deuxième, un peu désuet, un tantinet ridicule mais s'est très vite plu a raconter son "histoire", que "certes, Benoîte, ce n'est pas très joli" mais c'est le prénom de Benoîte Groult, écrivain féministe, alors étant née en 1976, année de la femme.....

Alors, oui, bien sur, Leonie aurait un deuxième prénom, il serait japonais et il aurait un sens, un son et un sens...
Et puis, on avait un peu de temps car, au Japon, le prénom n'est traditionnellement pas donne des la naissance mais dans les semaines qui suivent, selon le caractère du bébé et d'autres paramètres.
Le papa est tout de même arrive assez vite avec sa liste, soumise a la maternité a la maman, qui, comme lui, en aimait plusieurs, de jolis sons, des prénoms qui auraient pu être des hommages, des clins d'oeil et puis un, un seul qui a plu, vraiment, aux deux.
Parce qu'ils voulaient qu'il soit japonais mais qu'il soit aussi symbolique du lien entre la France et le Japon, un lien entre ce pays de naissance et l'année 2007, année d'échéance électorale en France...
Comme un porte bonheur pour les gens auxquels ses parents allaient souvent penser pendant cette campagne...
Comme un symbole parce que l'implication citoyenne parisienne leur manquait un peu, elle s'appelle TAMIKO. Cela veut dire "Fille du peuple".
Tous les 8 mars et a beaucoup d'autres occasions, Philomene pense en souriant au deuxième prénom qui est le sien, se dit qu'un prénom, même celui dont on ne se sert pas, c'est important, et pas si innocent.
Dimanche, elle a alors encore beaucoup pense au deuxième prénom de sa fille : elle se sentait loin de l'effervescence des élections, de l'excitation des heures de dépouillement, des marches et des tracts a distribuer et elle a, une fois encore, voulu croire en ce petit porte bonheur pour les siens, la bas, en France.
Alors, s'il est possible qu'un jour la "princesse de Japonie" trouve ce deuxième prénom un peu ridicule et omette même des fois de l'écrire sur ces papiers administratifs, peut-être que plus tard, comme sa maman, elle sourira fièrement de l'héritage qu'il transporte, témoignage des années de bonheur passées au Japon et témoin des convictions de ses parents. Et puis, apres tout, naitre a l'Aiiku Hospital, fondation imperiale, quelques semaines apres le fils de l'imperatrice, ce serait trop lourd a porter comme heritage social, sans ce prenom...
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23 janvier 2008

Joyeux anniversaire

Tonton Barth a 16 ans !!!IMG_0968_1_

Alors, joyeux anniversaire, petit frère et oncle du bout du Japon...
Il y a 16 ans, j'allais avoir 16 ans, j'étais en première et ai même tenu, je m'en souviens, a aller en cours le matin de sa naissance, pour un contrôle de maths, je ne voulais pas en profiter...
La petite histoire se souviendra évidemment que ce contrôle fut rate et que ce 8/20 aurait pu être évité, mais rien de grave, je l'ai vu quelques heures après mes grands frères et soeurs mais je l'ai vu : il était beau, très très brun et je n'étais pas très habituée a voir des bébés a la naissance...
Puis plusieurs années de vie ensemble ont suivi : les premières en région parisienne, j'avais donne ma chambre pour récupérer celle tant attendue de ma grande soeur...
Puis la maison plus au Nord et les midis ensemble qui le faisait échapper a la cantine et la sortie des classes, en maternelle, quelques fois par semaine...
J'étais plus grande, pouvais m'occuper de lui mais pas encore tout a fait adulte, pas encore vraiment dans le monde des grands, encore étudiante et sans enfant...
Maintenant, c'est lui qui fait ce lien, est admire par son neveu qui veut "mettre la veste de Barth" quand il met sa veste en velours marron et qui attend chaque baby sitter et se demandant s'il va lui ressembler et "avoir une bonne tête".
Et ce sont sûrement toutes ces années qui m'ont fait paraître plus naturel et plus simple d'attendre un garçon il y a plus de 4 ans...
En somme, dans cette maison, une sorte de référence, de petit garçon timide devenu bien grand, bien beau, bien costaud et bien drôle...
S'il sera bien sur dur de partir d'ici, il est sans aucun doute inscrit en tête de la liste de ce que l'on sera très contents et très impatients de retrouver en France.

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